EL ABUELO DE LUNA, UNE CHANSON POUR NOS AINES

Publié le par AMUN le rassemblement

 

Comme promis, voilà un enregistrement de la chanson EL ABUELO DE LUNA, créée par Patrick Fischmann pour nourrir notre imaginaire et notre réflexion en perspective d'AMUN 2014 et du thème fort de respect à nos Ainés.

Merci à Christian Zagaria pour l'accompagnement inspiré à la mandoline et "au pied levé" sur le quatro et la voix de Patrick.

 

Abuelo de luna
 

Le vieux papy bourré d’médocs              

Qui traine ses pieds, qu’est comme une loque

Qui sort d’sa chambre à petits pas

Les yeux mouillés, en pyjama.

 

Où c’est qu’il va, comme un zombi,

Dans ce couloir qu’en finit pas,

Traversant des nuées de javel

Et des torrents de Témesta ?

 

Vers quoi qui court, ici y a rien

Qu’un ascenseur qui mène nulle part,

Traînant son rhume, tirant son rhum

Accroché à un arrosoir 

 

El abuelo de luna, àguila de noche va…

 

Arrivé au bout du goulet

Bouche bée devant la fenêtre,

Tire un coup sec sur la poignée,

Ouvre à la vie qui veut entrer !

 

Et son nez redevient bec,

Ses deux bras : de longues ailes,

Sur la rambarde il est monté,

Comprend qu’il est encore un aigle

 

Son cri ancien perce la nuit,

Sa plainte se change en sagesse

La lune le soigne sans bruit

Lèche sa peau et le caresse

 

El abuelo de luna, àguila de noche va…


Comme un ange des cathédrales

Ses plumes blanches déployées,

Les yeux brillants vers d’autres mondes,

Sourire aux lèvres, il a sauté !

 

Le voilà, il fait valser l’ombre

Sous les néons blancs des docteurs,

Arrache la mort, défait la sonde

Et rejoint l’or des alizés.

 

Voyez l’Ancien déploie sa vie,

Aigle s’élance dans le ciel

Sous les hourrah des galaxies,

À l’hospice de l’Éternel…

 

El abuelo de luna, àguila de noche va…

 

Dehors y a des petits qui naissent

Et des vieux doigts pour les saisir,

Dedans y a des fruits de sagesse,

Dehors des enfants pour cueillir.

 

Le vieux papy s’est fait la malle

Entre Vénus et Cassiopée,

Un simple avis dans le journal,

On ne l’a jamais retrouvé.

 

On l’a cherché pendant des jours

Sans jamais regarder le ciel,

( Faut croire qu’on ne sait pas fouiner

Aux endroits où plane l’amour (bis)

 

El abuelo de luna, àguila de noche va…

 

 

 

 
 


 

 

 

  

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